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Amara Somparé parle : ‘’on ne peut condamner un journaliste à une peine privative de liberté…’’

Le ministre de l’Information et de la Communication dit à qui veut l’entendre : En Guinée, on ne peut condamner un journaliste à une peine privative de liberté. Invité ce mercredi par nos confrères de FIM FM, Amara Somparé a émis un souhait.

« Je souhaiterais qu’on puisse régler les différends avec les journalistes autrement que par le recours à l’incarcération ou à la privation de liberté. La loi sur la liberté de la presse est claire là-dessus. En Guinée, on ne peut condamner un journaliste à une peine privative de liberté », assure le patron du département de l’information et de la communication.

Se prononçant sur la détention d’Amadou Diouldé Diallo, poursuivi pour offense au chef de l’Etat, le ministre Somparé dit déplorer l’emprisonnement de ce journaliste sportif et historien dans notre pays où les délits de presse ont été dépénalisés.

« D’après ce que je sais, Amadou Diouldé Diallo n’a pas fait plus de 48 ou 72 heures en prison. Dès qu’il a été incarcéré, son état de santé a exigé qu’on le transporte à l’hôpital. En tant que ministre de l’information et de la communication, je déplore l’incarcération de journalistes », a-t-il déploré.

Dans le dossier Amadou Diouldé Diallo, il faut reconnaitre que les propos que ce journaliste a tenus sont extrêmement graves, déclare le ministre de l’information et de la communication.  »J’en ai même parlé avec le directeur Afrique de Reporters sans frontières (RSF) qui était à mon bureau la semaine dernière, qui a refusé de s’exprimer sur le fond de l’affaire. Il m’a dit: franchement ce qu’il a dit je ne veux pas commenter. Parce qu’il est d’accord avec moi que le fond est  inacceptable. »

« Au Sénégal, on enferme des journalistes ou chanteurs pour moins que ça », assure Amara Somparé, réitérant sa détermination à œuvrer pour l’application stricte de la Loi L002 portant sur la liberté de presse en Guinée. « Ce que nous essayons de faire, c’est de sensibiliser les acteurs publics et je continuerai à œuvrer dans ce sens pour que la Haute autorité de communication (HAC) soit privilégiée pour arbitrer ce type de conflits ». Malheureusement, « ce n’est pas encore une réalité, mais nous y travaillons », confesse le ministre Somparé.

Arrêté le 27 février dernier à Conakry, alors qu’il venait d’intervenir sur la Radio Lynx FM, au cours de laquelle, il avait violemment critiqué l’action du Chef de l’Etat, Alpha Condé, Amadou Diouldé Diallo a été Inculpé le 1er mars pour « offense au Chef de l’Etat et diffamation », avant d’être placé sous mandat de dépôt. Après moult tractations, le procès du journaliste et historien s’est ouvert ce mardi 13 avril 2021, au Tribunal de première instance de Dixinn.

A la barre, le journaliste sportif Amadou Diouldé Diallo assume ses propos. Devant le président du tribunal, le parquet, la défense et de nombreux journalistes, le prévenu parle tout de même de radicalisation du président de la République dans ses propos. Ce qui d’après lui, est une raison valable d’interpeller l’élite guinéenne sur ce qu’il appelle ‘’inquiétude’’.

Dans sa réquisition en marge de ce procès qui a été renvoyé en fin avril, le Procureur près le tribunal de première instance de Dixinn a requiert une amende de 5 millions GNF contre le journaliste.

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Alpha DAF

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