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Assainissement : le Plan ambitieux de Papa Koly Kourouma (Interview)

Dans un entretien accordé à Globalguinee.info, et Espace TV et la RTG Koloma en début de semaine, le ministre de l’Hydraulique et de l’Assainissement, Papa Koly Kourouma est revenu sur son ambitieux projet d’assainissement. Le chef du département pourra-il débarrasser Conakry de ses tas d’immondices qui jonchent depuis plusieurs années les rues de Conakry ? Lisez !

Bonjour monsieur le ministre

Bonjour

Globalguinee.info : La Question de la gestion des ordures est une problématique d’actualité. Vous êtes le ministre de l’Assainissement, comment comptez-vous, vous y prendre ?

Koly : Je crois que la question d’assainissement est une science aujourd’hui. Il y a la pré-collecte, la collecte, le transfert et la gestion des ordures au niveau de la décharge. C’est une chaine. Quand un maillon de cette chaine n’est pas fonctionnel, ça se fait ressentir sur l’ensemble de la chaine. Aujourd’hui, nous avons présenté un plan intermédiaire au niveau du conseil interministériel et au niveau du conseil des ministres. Ce plan intermédiaire, doit occuper de maintenant, jusqu’à ce que les entreprises qui ont été choisies dans le cadre de la professionnalisation du métier, rentrent en service. Il s’agit de la société Bicing dans le cadre de la gestion de la décharge et d’Albayrak dans le cadre de la pré-collecte, de la collecte et du transfert des ordures. Donc en attendant, il y a eu un appel d’offre qui a été lancé, ces deux entreprises ont été choisies, il est temps de négocier. Au moment des négociations, le temps de mettre en place les garanties de bonnes exécutions, nous avons entre deux, trois, quatre jusqu’à six mois qui peuvent s’écouler. Et cette période, il y a un vide qu’il faut occuper. C’est dans ce cadre-là qu’un plan a été mis en place pour couvrir cette période.

Cette période-là, c’est le plan intermédiaire d’Assainissement ?

C’est cette période-là couvre le plan intermédiaire d’Assainissement qui suit le plan d’urgence qui avait été mis en place avant.

Alors, aujourd’hui quelle est la priorité, d’autant plus que les dépôts sauvages commencent déjà à causer des dégâts dans certains quartiers de Conakry ?

Non ce n’est pas les dépôts sauvages qui ont commencé (…) Il faut qu’on soit clair avec les termes, il faut qu’on dise la vérité. Il y avait des dépôts sauvages certes qui sont identifiés, qui sont connus, et nous avons commencé aujourd’hui a éradiqué ses points critiques. C’est le cas de Fossedè à Yataya, il y a aussi le point critique au niveau du carrefour de Kissosso, au niveau de l’aviation militaire on n’a éradiqué ce point critique. Aujourd’hui, il y a un certain nombre de point critique, que nous avons estimé à peu près à 208.000 mètres cube, des déchets qui continuaient encore à trainer dans les quartiers et dans les dépôts sauvages (…)

Lors du dernier conseil des ministres, votre exposé a porté sur la nécessité de mise à disposition des moyens nécessaires pour la réussite de votre programme. Quels sont ses moyens ?

Oui absolument ! Ses moyens ce sont des équipements. Vous allez à la décharges, il n’y a pas de bulldozers, donc il faut mettre des bulldozers en place. Il y a des perche-hacheuse. Il faut quatre pèles au niveau de nos quatre communes, pour pouvoir justement charger ses immondices dans les camions dont nous disposons. Ca c’est un nombre d’équipements qui doit être mis à la disposition de l’Agence Nationale de la Lutte contre l’Insalubrité. Et pour le moment on ne peut pas faire une acquisition de ses équipements, il faut bien les louer en attendant que les entreprises que nous avons choisi apportent leurs équipements (…)

On annonce la mise sur pied d’une brigade de surveillance des lieux assainis. A quand la rentrée en vigueur de cette mesure ?

On a écrit à nos collègues du ministère de la défense, et du ministère de la sécurité justement pour la formation de cette brigade que nous allons appeler « la brigade de la salubrité ». Qui va veiller désormais à ses points critiques assainis pour éviter que les gens viennent encore déposer des ordures, parce qu’il y a quand même l’incivisme au-delà du fait qu’il n’y avait pas des barques à ordures à ses points et aujourd’hui, nous sommes entrain progressivement non seulement de corriger les points critiques, mais aussi de mettre les barques à ordures au fur et à mesure que nous avançons. C’est pour donc pouvoir vivre sur le respect des règles en la matière, que cette brigade-là va être mise en place et qui veillera désormais sur les bonnes attitudes des citoyens.

Comment sera la collaboration avec les communes ?

Quand on parle de plan intermédiaire, ce n’est pas le ministre qui va aller exécuter. Il y a les exécutants. Les exécutions se font au niveau de l’ANASP. L’ANASP travail avec les PME, les PME travaillent avec les communes. Donc c’est bien pris en compte.

A suivre…

Interview réalisée par Alpha Madiou BAH

Pour Globalguinee.info, Espace TV et RTG Koloma

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