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Bilan Gouvernance Alpha Condé : le ministre des pêches, Frédéric Loua, magnifie les acquis du régime

Comme annoncé dans une de nos précédentes dépêches, le ministre des Pêches, de l’Aquaculture et de l’Economie Maritime, Frédéric Loua, était devant un parterre de journalistes ce lundi 29 Juillet 2019, pour présenter le bilan de son département, de 2010 à nos jours. C’était au cours de la traditionnelle conférence de presse des membres du Gouvernement.

Devant la presse donc, le chef du département des Pêches, de l’Aquaculture et de l’Economie Maritime, a fait l’état des lieux de son ministère en présentant les programmes, les acquis et les défis à relever, après avoir décliné les difficultés dont était confronté les différents secteurs qu’il pilote.

Dans le cadre du bilan, Frédéric Loua, magnifiant les nombreux acquis, a indiqué qu’il découle de la mise en exécution du programme de société de la troisième république.

En matière de vision stratégique et gouvernance du secteur, il a été procédé selon le ministre à l’actualisation de la politique sectorielle consignée dans le document cadre de politique de la pêche et de l’aquaculture (DOCPA) et la mise en cohérence avec les directives adoptées sous l’égide de l’Union Africaine.

Au niveau de l’amélioration de la Gouvernance, Frédéric Loua fait noter la séparation des fonctions de surveillance des pêches et d’émission des licences, qui est entièrement transférée à la direction nationale de la pêche maritime ; la sécurisation des licences de pêche, la sécurisation de l’encaissement des redevances de pêche qui sont systématiquement versées sur les comptes du trésor public.

« Les redevances de pêche industrielle sont passées de moins de 10 milliards avant 2010 à plus de 66 milliards en 2018 » a lancé le conférencier.

S’agissant de la surveillance des pêches et de la lutte contre la pêche INN, l’Etat selon le ministre Loua, a consenti d’importants efforts aux fins de renforcer les capacités nationales de suivi, de contrôle, surveillance (SCS) et de police des pêches. Au nombre des efforts, il cite comme exemple, la promulgation du nouveau code de la pêche maritime ; la mutualisation des moyens de surveillance avec ceux de la préfecture Maritime, de la Marine Nationale, de la Gendarmerie maritime et des ONG internationales ; l’adoption d’un plan national d’inspection des pêches, notamment.

« L’instauration d’une période de fermeture de la pêche (repos biologique de 2 mois), ce qui permet de réduire la pression de l’effort de pêche sur la ressource et favoriser la régénération des espèces menacées ; l’adoption du Plan d’action national de lutte contre la pêche INN avec l’intensification des opérations de surveillance des zones de pêche : 250 jours de mer de surveillance côtière depuis 2011 contre 35 jours seulement avant 2011 ; 188 jours de mer de surveillance hauturière qui était de 28 jours de mer avant 2011 ; 16 à 24 heures de surveillance aérienne par un contre quelques heures de survols sporadiques avant 2011 » se vante Frédéric Loua devant la presse, qui fait comprendre par ailleurs, que tout ces efforts ont abouti à la levée de sanction de l’Union Européenne relative à la lutte contre la pêche illicite, non déclarée et non réglementée (INN).

En matière d’adaptation du cadre juridique de la pêche dans le secteur des pêches, des reformes ont aussi été engagées commente notre interlocuteur. Le cadre législatif et réglementaire du secteur a été réformé à travers la promulgation en 2015 de deux nouveaux codes des pêches (maritime et continentale) et de l’aquaculture des textes d’application y relatifs.

Alpha Madiou BAH

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