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Changement constitutionnel en Guinée : les recommandations de Goodluck et Soglo à Alpha Condé…

Après avoir rencontré le chef de l’Etat guinéen, à son palais, la délégation internationale, composée, des anciens chefs d’Etat du Nigéria, Goodluck Jonathan et du Bénin, Nicéphore Soglo, ainsi de l’Ambassadeur et secrétaire général de l’Union du Fleuve Mano Medina Wesseh, du Dr Christopher Fomunyoh, directeur Afrique de NDI, ont conféré avec la presse, ce vendredi. Elle a publié le contenu de son évaluation préliminaire relative à la mission d’évaluation préélectorale en prélude aux élections législatives du 16 février prochain, a constaté un journaliste de Globalguinee.info.

Lors de la conférence de presse animée dans un complexe hôtelier de Kaloum, centre administratif de Conakry, il était question pour la délégation du NDI de manifester le soutien international à la démocratie et au processus électoral en Guinée, d’évaluer l’environnement politique et électoral à l’approche des élections législatives de 2020, et d’évaluer les préparatifs électoraux et proposer des recommandations afin de renforcer la confiance des citoyens dans le processus et d’atténuer les risques de violence, selon Dr Christopher Fomunyoh, qui a fait le résumé des conclusions finales de leurs différentes consultations.

La délégation a noté que tous les Guinéens rencontrés ont exprimé le fort désir d’avoir des élections législatives apaisées, inclusives et crédibles en 2020, a indiqué directeur Afrique de NDI. D’après lui, les différentes parties consultées ont souligné l’importance de ces élections pour le renforcement de la démocratie du pays et la fin de la prorogation de la législature actuelle dont le mandat a expiré en janvier 2019.

« De nombreux Guinéens se sont dit préoccupés par le fait des spéculations sur des changements du cadre constitutionnel et le calendrier électoral du pays affectent la préparation des élections de février 2020. Ils ont dénoncé les violences qui ont entaché les manifestations politiques depuis octobre dernier qui ont fait des morts et occasionné des dégâts matériels. La plupart des victimes de violences étaient des jeunes de 20 ans ou moins », a-t-il laissé entendre.

Par rapport aux élections législatives de 2020, la délégation dit à qui veut l’entendre, qu’il n’y avait pas de consensus national sur le calendrier électoral et sur la capacité de la commission électorale nationale indépendante (CENI) à procéder à temps à l’enregistrement des électeurs pour les élections législatives de 2020.

« Depuis 2010, le calendrier électoral et le fichier des électeurs sont une source constante de conflits entre le gouvernement et l’opposition. Alors que les interlocuteurs ont exprimé une faible confiance dans la capacité technique de la CENI et son indépendance effective, la CENI a assuré à la délégation que la préparation des élections était en bonne voie. D’autres ont exprimé la crainte que les partis politiques ne soient pas en mesure d’incorporer dans le processus de nomination des candidats des dispositions sur la parité entre les sexes, comme le prévoit la législation progressiste sur le genre adopté en mai 2019 pour accroître la représentation politique des femmes », ajoute Dr Christopher Fomunyoh, devant plusieurs hommes politiques, et activistes de la société civile, ayant pris part à cette conférence de presse.

Sur les recommandations, la délégation demande au gouvernement de clarifier sa position concernant les spéculations sur le cadre constitutionnel afin de renforcer la confiance des citoyens sans engagement à renforcer la démocratie et à favoriser des élections législatives pacifiques et crédibles.

« A la CENI, de communiquer de manière approfondie sur ses activités liées aux élections législatives, et aux partis politiques de participer plus activement aux plateformes créées pour faciliter le dialogue entre les partis, telles que le comité de suivi de l’accord du 12 octobre et celles visant à faciliter les communications avec la CENI » a lancé le Directeur Afrique de NDI.

A suivre…

Moustapha CONDE

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