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Contesté par le Barreau et l’opposition, Mamadi 3 Kaba prête serment devant la Cour Constitutionnelle

Le bras de fer dans la désignation du remplaçant de Me Salif Kébé à la CENI n’a pas fini de livrer tous ses secrets. Alors que le Barreau de Guinée selon nos informations, -fin décidé à aller jusqu’au bout-, a déjà déposé sa requête auprès de la Cour suprême, le jeune juriste, nommé par décret à la CENI, a lui aussi prêté serment ce vendredi devant la cour constitutionnelle, en tant que commissaire de l’institution électorale issue des rangs de la société civile.

Malgré l’opposition du barreau de Guinée, qui a  attaqué le décret de confirmation devant la cour suprême, le juriste professeur d’universités Mamadi 3 Kaba, vent débout, ne veut lui perdre assez de temps. Les choses doivent s’accélérer, puisqu’une élection l’attend avec son challenger Cissé, l’autre représentant de la société civile qui a peu de chance devant lui, même s’il gère l’intérim actuellement à la tête de la Commission Electorale Nationale Indépendante.

En prêtant serment, le nouveau commissaire de la CENI a promis d’être indépendant, neutre,  transparent et impartial.

« Je voudrais dire que je mesure le sens du serment. Et c’est pourquoi, je peux assurer l’opinion que la responsabilité qui m’a été confiée, que le choix porté sur ma modeste personne, ce choix je le mériterai.  Cette responsabilité sera assumée » a-t-il laissé entendre.

La prestation de serment de Mamady 3 Kaba intervient alors qu’une polémique enfle autour de la nomination de ce dernier comme commissaire. Le barreau, principal contestataire, estime qu’il lui revenait de droit de désigner le remplaçant de Me Salif Kébé pour achever le mandat du défunt.

Cette structure d’avocats bénéficie du soutien indéfectible de l’opposition politique, qui, a elle aussi catégoriquement rejeté la désignation de Mamadi 3 Kaba, le taxant d’ailleurs de militant du parti au pouvoir, ayant défendu la cause de la nouvelle constitution.

La récente nomination de M. Kaba au poste de chef de Cabinet du président de l’Assemblée Nationale, serait l’acte qui aurait de plus irriter la colère de l’opposition politique, confirmant ainsi les soupçons de cette dernière.

Dossier à suivre…

Moustapha CONDE

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