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Dossier 28 septembre : le Premier ministre sur le site du Tribunal Spécial

Le Premier ministre, Chef du Gouvernement, s’est rendu ce mercredi sur le chantier du futur Tribunal criminel spécial du 28 septembre 2009, logé dans l’enceinte de la Cour d’Appel de Conakry, rapporte la Cellule de communication de la Primature.

En compagnie de la ministre de la Justice et de sa conseillère juridique, Mohamed Béavogui était venu s’enquérir du niveau d’avancement des travaux de construction de ce Tribunal lancé en janvier 2020.

En se rendant sur ce site, Mohamed Béavogui traduit l’engagement des nouvelles autorités du pays à finaliser les travaux de construction du Tribunal criminel spécial. L’ouverture du procès est attendue depuis 11 ans.

Le Premier ministre a insisté pour que le chantier soit terminé dans trois (3) mois. Tous les préparatifs, surtout les aspects juridiques, seront accélérés dès la réception du tribunal.

« La ministre de la Justice va convoquer le comité de pilotage du 28 septembre pour faire le point et soumettre des propositions au Premier ministre en vue d’accélérer le chantier et les préparatifs du procès », a déclaré le locataire du Petit Palais de la Colombe.

Avant de quitter le chantier de l’imposant bâtiment à deux niveaux, le Premier ministre Mohamed Béavogui  a rappelé que le gouvernement est déterminé à faire de la justice la boussole qui oriente l’action gouvernementale, conformément à la volonté du Président Mamadi Doumbouya.

Le 28 septembre 2009, des militaires tuaient au moins 157 personnes et violaient au moins 109 femmes dans le stade éponyme. Ce jour-là, les Guinéens manifestaient contre le chef de la junte militaire, Moussa Dadis Camara. Douze ans après, les victimes demandent toujours que justice soit faite. Six organisations de défense des droits humains réclament aujourd’hui l’ouverture d’un procès.

Premières inculpations en 2010

Après une présidence par intérim dirigée par Dadis et Konaté, la Guinée a donc connu des élections démocratiques. Alpha Condé, opposant d’alors de la junte militaire est élu. Il promet lors de son élections aux victimes des poursuites contre les auteurs du massacre.

Plus de 392 victimes se constituent partie civile. Treize personnes sont inculpées en 2010 dont le chef de la junte militaire, Moussa Dadis Camara. Le procès est cependant plusieurs fois ajourné. Le pouvoir en place estime que l’ampleur et l’envergure du procès prennent du temps

Le procès plusieurs fois ajourné sous la présidence d’Alpha Condé

En 2018, un comité de pilotage est finalement mis en place pour trouver un lieu adéquat pour la tenue de ce procès. Un bugdet est avancé. Il coûtera plus de 7 millions d’euros. La France et les États-Unis proposent une aide financière mais rien ne bouge.

Six ONG de défense des droit humains dont Amnesty International et Human Rigts Watch et la FIDH demandent aujourd’hui la tenue d’un procès le plus rapidement possible.

« Alors que la Guinée s’engage dans un processus de transition politique (…) l’ouverture de ce procès serait un signal fort, démontrant la volonté des autorités de placer le respect des droits humains et la lutte contre l’impunité au centre de leurs priorités« , soulignent les ONG dans un communiqué.

A suivre…

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