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Guinée : le Slecg d’Aboubacar Soumah brandit une menace de grève !

Le début d’année 2020 pourrait connaître assez de crises. Outre d’ordre sociopolitique liée au projet controversé d’une nouvelle constitution, le secteur de l’Education aura aussi à faire à une nouvelle crise.

Dans une note adressée au gouvernement, le Syndicat Libre des Enseignants et Chercheurs de Guinée (SLECG) a exigé des propositions concrètes sur le salaire de base de 8 millions de francs guinéens pour chaque enseignant et l’intégration des contractuels à la fonction publique. Aboubacar Soumah et Cie annoncent d’ailleurs que si rien n’est fait jusqu’au 5 janvier, le secteur de l’éducation risque d’être perturbé.

Le SLECG, qui est la plus grande structure de l’Education du pays attend toujours la réponse du gouvernement.

Récemment, en conférence de presse, le ministre de l’Education Nationale et de l’Alphabétisation a répondu à cette menace de grève. Mory Sangaré n’est pas allé du dos de la cuillère pour répliquer. Selon lui, un courrier du Syndicat a été effectivement déposé au niveau des autorités. Mais, titille-t-il, le SLECG est dans l’excès.

Le statut général de la fonction publique en ces différents articles dit que le recrutement doit se faire par voie de concours, rappel le chef du département du MENA.

Maintenant, dira le ministre, quant aux autres revendications énumérées dans le document déposé, force est de constater que dans l’accord qui a conduit à la levée du mot d’ordre de grève le 10 janvier 2019, nulle part il n’était mentionné quelque chose concernant 8 millions.

« Vous pouvez le vérifier. Et antérieurement, il faut reconnaître des efforts louables du gouvernement qui a payé 40% des salaires indiciaires avec rappels et des fonctionnaires retraités ont été payés. Même pas un an, c’est-à-dire ce que je viens de dire là, les 40% ont été payés à partir du mois d’avril avec rappel. En octobre, le même syndicat s’est levé pour dire qu’il faut 8 millions comme salaire de base. Nous avons passé trois mois de grève même si ce n’était pas suivi entièrement sur toute l’étendue du territoire national. Ce que vous devez comprendre, c’est qu’à la fin des négociations, il n’a jamais été question des 8 millions, vous pouvez rechercher le document pour vérifier » rappel l’ancien syndicaliste.

Donc, si aujourd’hui le syndicat se relève pour réclamer le paiement de 8 millions alors que dans l’accord de levée de grève cela n’a pas été mentionné, ‘’je pense que c’est un problème. Il faut que nos partenaires syndicats acceptent de laisser les écoles fonctionner, de trouver des approches de réclamation qui ne soient pas des approches qui aboutissent à l’arrêt total des cours. Chez nos voisins, les grèves sont de 48 heures ou de 72 heures et avec un préavis qui met suffisamment de temps pour aller à une grève’’, indique Mory Sangaré.

En Guinée, faut-il le rappeler, le système éducatif a été fortement impacté ces dernières années par de nombreuses crises. Cette autre menace du SLECG pourrait connaître d’autres tournures. Surtout que la situation politique du pays reste plus que jamais tendue entre pouvoir et opposition.

A suivre…

Alpha

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