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Judiciarisation de la désignation du remplaçant de Salif Kébé à la CENI : l’ultime alerte d’Abdoul Sacko

Le passage dans son volet ultime regrettable,  qui est la judiciarisation de la désignation du remplaçant de feu Me Kebe (Paix à son âme), cache la réalité d’un éventuel piège qui a été tendu à la société civile, en 2018 en faveur de la recomposition de la CENI, par le MATD ou son manque d’accompagnement à celle-ci en sa qualité d’autorité de tutelle doublée bien sûr d’un déficit de dialogue et de leadership collectif au sein de la société civile face aux sujets de préoccupation nationale.

Si non, comment à la fois le CNOSCG plateforme faîtière peut désigner à l’adresse du MATD en 2018 la même personne (Feu Kebe) avec ses éléments de preuve et au même moment paraît-il, le Barreau organisation membre aussi sans qu’il n’y ait harmonisation des positions qui étaient pourtant convergentes, afin de nous éviter ce qui arrive maintenant? D’où aujourd’hui, nous sommes face aux conséquences dégradantes pour l’image de la société civile de cette judiciarisation qui auraient pu être évitées si, d’une part le dialogue, la communication et l’esprit d’équipe prévalaient au sein de la société civile, et d’autres part le MATD assurait effectivement son rôle d’accompagnement à la société civile, qui pouvait dans ce cas notifier simplement une fin de non-recevoir à la structure qui n’était pas habilitée à faire le choisi à l’époque. Ainsi, chacune des deux (2) structures face  à l’appétit se croit être la génitrice de la désignation de Me Kebe, si c’est vrais que le barreau aussi à l’époque avait effectivement envoyé une lettre de désignation au MATD.

Enfin, sans aucune prétention d’empiéter sur la légitime démarche du barreau, je pense que cette situation quelque soit sa suite à la l’allure des choses, en dehors d’un accord maison, conduirait d’avantage à la décrédibilisation pour le meilleur des cas de l’Institution et le pire des cas l’ouverture de la vanne à d’autres formes de revendication menant à une nouvelle recomposition  éventuelle de la CENI qui ne sera pas sans conséquences dégradantes sur les futures échéances électorales.

Certes dans l’ensemble au niveau de la société civile, nous avons manqué de vigilance et même de responsabilité organisationnelle, mais si les choses se justifient comme revendiquer de part et d’autre pour la désignation de feu Me Kebe en 2018, le MADT aurait joué un mauvais tour qui ne restera pas sans conséquences dégradantes non plus pour l’image de l’Etat.

De toutes les manières, nous, au Réseau  COJELPAID (www.cojelpaidguinee.org), croyons fermement aux vertus du dialogue et du respect mutuel pour une remobilisation sociale et objective des capacités de la société civile dans sa diversité en faveur de la paix, la démocratie et le développement intégré de la Guinée de façon pérenne.

Pour une fois encore, j’en appelle à l’esprit de paix et de modération, sans lesquels aucun combat n’est productif de façon durable.

 

Par Abdoul Sacko, acteur de la société civile

Coordinateur Général du Réseau CoJeLPaiD

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