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La Guinée des arbitraires où triomphe le mal et où règne une élite arrogante

Que sommes-nous devenus, 62 ans après notre indépendance ? Qu’avons-nous de fierté et d’honneur après le Non historique du 28 septembre 1958 ? Quel héritage avons-nous trouvé ? Quels legs allons-nous laisser pour la postérité ?

Ni fier de notre passé trop douloureux ni heureux de notre présent moins rassurant. La République des valeurs est quasiment inexistante. Le pays hérité devient un terra nullius ou en d’autre terme, un territoire sans maître où règne le plus fort.

La vérité est un crime, le mensonge une norme. La loi à deux valeurs : pour le fort et pour le faible. Une justice à double vitesse et une sécurité ripoue.

Pour vivre heureux, il faut avoir des qualités telles que : De grand menteur, un éternel soumis et bon valet de la grande cour.  La médiocrité, la mégalomanie, l’arrogance et la cruauté sont des devises vraies.

Le laxisme, l’impunité, l’insouciance pour l’avenir et le manque de discipline et d’objectif dans le travail ont fait que notre beau pays est déshabillé, hué et humilié.

On n’est ni un référentiel dans le bon sens et on a ni références ou modèles qui s’imposent. Car, l’ordre est renversé, les valeurs n’ont plus de sens et la raison se meurt au profit de la démagogie militante et partisane.

La malédiction que nous vivons tous aujourd’hui, était là hier et elle existera après nous. C’est un douloureux héritage à léguer. Le guinéen est condamné à la précarité non pas pour une sanction divine mais pour son manque de foi et son refus de se battre.

Un peuple paresseux est malheureux à jamais. Combien de fois a-t-il manqué de s’inscrire dans l’histoire ? Notre sort n’est pas un fatalisme. Dieu, notre accusé parfait ne le sera pas indéfiniment. Et il ne faut pas remettre nos difficultés d’hier et aujourd’hui sur la tête de nos Présidents. Quelle place pour les serviteurs tordus, gris le jour et noirs la nuit ? Cette élite fantôme plus royaliste que le roi qui abuse de son autorité en se faisant passer pour des extraterrestres et des hors la loi ?

Quelle est la part de ce peuple indolent, insoucieux, accommodant et complice de sa situation désastreuse, dégradante et déshonorante ? On applaudit les rongeurs de notre économie, on étale un tapis rouge pour nos bourreaux avec chants et danses dans le plus grand bonheur d’un côté, de l’autre, on réprime dans le sang, on emprisonne et on pourfende la partie saine de notre élite insoumise et responsable. Alors comment construire une société forte avec des principes où les citoyens sont égaux et où les lois sont justes avec des libertés garanties sur un territoire de mensonges, de violences et de reniements perpétuels ?

Aucun bonheur ne sera possible dans ces conditions d’inégalités et d’injustices. Le mal triomphera, les arbitraires seront normales et les médiocres arrogants prendront pour longtemps en otage le destin d’un peuple lâche et hypocrite.

C’est tristement la Guinée où toutes les malédictions humaines sur terre se sont données rendez-vous. C’est un destin bien mérité, comme l’a dit l’autre : ‘’le mal commun n’est pas un mal’’. Allah fera mieux de supprimer cet îlot de misère pour faire de la place aux autres qui ont le sens de la vie et le respect pour l’humain.

Que le peuple se réveille enfin ! Que le ciel tombe sur la tête de tous les bourreaux pour que vive la liberté, la justice, la République…Amen.

Par Habib Marouane Camara
Journaliste-Chroniqueur
Victime des arbitraires

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