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Législatives 2020 : le parti d’Alpha Condé n’a pas d’adversaires à Matam, Koundara, Gaoual, Forécariah, et 5 autres circonscriptions

La commission Electorale Nationale Indépendante (CENI), a dévoilé mardi, les listes des partis politiques candidats aux prochaines élections législatives du 16 février 2020 en Guinée.

Dans le compte-rendu du président de l’institution, il ressort que le RPG Arc-en-ciel, parti au pouvoir depuis 2010, a présenté des candidats dans toutes les circonscriptions du pays à l’exception de Pita, où les Nouvelles Forces Démocratiques (NFD) de Mouctar Diallo, et l’Union pour le Progrès et le Renouveau (UPR) de Bah Ousmane, devront batailler avec ardeur.

Ainsi, sans surprise, à l’absence des gros bonnets de l’opposition, dont Cellou Dalein Diallo de l’UFDG, Sidya Touré de l’UFR, Faya Millimouno du BL, Lansana Kouyaté du PEDN, Ousmane Kaba du PADES, qui ont décidé de boycotter les législatives pour des accusations qu’ils portent contre le régime de tripatouiller le fichier pour sortir victorieux et s’offrir une majorité au parlement, le parti d’Alpha Condé peut bien se frotter les mains.

Dans au moins neuf circonscriptions électorales, où il est le seul à avoir des candidats en lice, au compte de l’Uninominal, la victoire du RPG Arc-en-ciel est déjà assurée. Ce sont entre autres Matam, Gaoual, Koundara, Tougué, Dabola, Macenta, Dinguiraye, Forécariah et Kérouané.

Ailleurs, à en croire la CENI, le navire jaune sera en concurrence avec ses alliés. A Yomou, la Nouvelle Génération pour la République (NGR) d’Abé Sylla va défiler le parti d’Alpha Condé.

En Moyenne Guinée, c’est-à-dire, à Lélouma, Koubia, Mali, Labé et Télimélé, le parti présidentiel croisera le fer avec Bah Ousmane de l’UPR, un autre allié de taille d’Alpha Condé, qui garde un silence mystérieux sur le projet de nouvelle constitution.

Les Elections législatives sont annoncées à une période de crise en Guinée. Les principaux opposants regroupés derrière leur chef de file, Cellou Dalein Diallo, dénoncent avec leur dernière énergie, un processus électoral qu’ils jugent corrompu. Ils voient une manœuvre du locataire du Palais Sékhoutouréya qui selon eux, manipule la CENI pour s’offrir un troisième mandat à travers une majorité à l’Assemblée Nationale, en tripatouillant la constitution en vigueur, qui limite les mandats présidentiels.

De ce fait, ne participant pas au scrutin devant aboutir au renouvellement du parlement, les opposants promettent de s’y fermement par tous les moyens légaux.

A suivre…

Moustapha CONDE