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Qui a tué Alhassane Barry ? Fabou de la DPJ indexe !

Au lendemain de la manifestation du front national pour la défense de la constitution (FNDC), Alhassane Barry, a été tué alors qu’il rentré à la maison de  retour à l’école, en compagnie de son frère Jumeau et certains de ses camarades de classe. Quelques jours seulement après le drame, le Directeur Central de la police judiciaire a brisé le silence ce mercredi 22 Juillet 2020.

Devant la presse, en marge d’une présentation à la Direction centrale de la Police Judiciaire (DCPJ), le commissaire Aboubacar Fabou Camara s’est prononcé en annexe sur les cas de morts survenus suite au dernier appel à manifester du FNDC.

Justement parlant des cas de morts, le commissaire central de la police judiciaire relève un chiffre de deux (2) morts, dont une secrétaire de 45 ans et un jeune élève de 17 ans.

« Les cas de morts d’hommes qui nous ont été rapportés le lundi 20 juillet et le mardi 21 juillet 2020, il s’agit pour le cas du lundi 20 juillet de la demoiselle Marie-Jeanne Sidibé âgée de 45 ans, secrétaire de profession qui, selon le témoignage de Konan Robert Laurent, aurait été touchée par une balle perdue à son domicile au salon au niveau de la gorge et transportée au niveau d’une clinique de la place, où elle a trouvé la mort à 19 heures 30 minutes et le corps a été déposé à l’hôpital national d’Ignace Deen pour des fins d’autopsie. Le second cas, c’est le mardi 21 juillet dernier, le nommé Alhassane Barry âgé de 17 ans, élève de la 10ème année au quartier Dar-es-Salam dans la commune de Ratoma, a été blessé par un projectile à la tête et conduit à l’hôpital national sino-guinéen. Le corps a été déposé à la morgue de cet hôpital et nous avons été avisés par les responsables de l’hôpital » a déclaré Aboubacara Fabou Camara

Sans désemparer, ajoute le Directeur central de la police judiciaire, une équipe a été dépêchée et le procureur de la République du Tribunal de première instance de Dixinn, a déjà été saisi de cette affaire.

« Nous avons tenu à informer Monsieur le procureur de la République du tribunal de première instance de Dixinn, qui nous a instruit de détenir le corps pour être déposé à la morgue de l’hôpital national Ignace Deen pour des fins d’autopsie pour déterminer la nature de la blessure et les causes de la mort mais aussi ouvrir une enquête criminelle pour déterminer la responsabilité des auteurs mais aussi essayer de les trouver, les interpeller et les déposer au niveau du tribunal », a-t-il laissé entendre.

Selon Aboubacar Fabou Camara, et comme toujours d’ailleurs, « il est évident que ce sont des événements prévus par le mouvement du FNDC à la date du 20 juillet 2020, que nous avons constaté des troubles à l’ordre public qui ont occasionné l’intervention des forces de l’ordre », mais dira-t-il encore, « vous conviendrez avec moi que même en temps de paix, sans trouble, nous avons réussi courant cette année à interpeller plusieurs groupes d’hommes à mains armées et qui détenaient des fusils de guerre avec munitions. Ces faits ont été reconnus par les intéressés et dans leurs groupes, d’autres personnes ont été dénoncées et qui jusqu’à ce jour ni leurs personnes ni leurs armes n’ont été retrouvées. Qu’est-ce que cela dit ? Nous le certifions ici que les personnes interpellées notamment le groupe de Massinga et suivant ont reconnu effectivement avoir été contactés à un moment donné pendant ces périodes où le FNDC animait des manifestations qu’ils ont été contactés effectivement par les membres du FNDC leur demandant d’intervenir pour empêcher par tout moyen la tenue du double scrutin, le référendum et les élections législatives. Et que dans ce groupe de Massinga et tant d’autres, les personnes qui détiennent les armes qui ont été utilisées pendant ces opérations, ces armes sont encore dans la nature. Nous sommes activement à leur recherche et nous continuerons à les rechercher. »

Un deuxième groupe précise-t-il, qu’on nomme le groupe de Kéita, ce dernier aussi détenteur d’armes de guerre, a été aussi effectivement mobilisé, des informations certaines l’établissent.

« Nous rassurons la population guinéenne au nom de la police nationale, notamment la police en charge de la lutte contre la criminalité qu’à ce jour, il est établi par des informations certaines que des individus qui détiennent non seulement des armes de guerre avec munitions, mais aussi portent des tenues se mettent à moto mais aussi s’infiltrent dans les manifestations », accuse Aboubacar Fabou Camara, avant de rassurer que ses équipes feront tout leur nécessaire pour rechercher, traquer, interpeller et traduire devant les tribunaux le groupe de personnes recherchées, qui ère dans la nature, dit-il, muni d’armes de guerre.

« Nous rassurons la population que ces personnes-là seront recherchées, traquées, interpellées et traduites devant les tribunaux. Mais nous lançons aussi l’appel solennel à tous les bons citoyens de bien vouloir dénoncer les personnes suspectées. Ils vivent dans les quartiers, donc il y a la possibilité de les identifier, les dénoncer, c’est à nous la charge de protéger les sources de dénonciateurs mais aussi d’interpeller ceux qui détiennent les armes afin qu’ils soient traduits devant les tribunaux et extraits de la société. Nous nous engageons à mener une lutte sans merci contre ces criminels qui continuent à créer la terreur au sein de la population, mais aussi, à ternir l’image des forces de défense et de sécurité », a-t-il lancé face aux journalistes.

Il faut tout de même noter que dans son dernier communiqué rendu public, le FNDC a ouvertement indexé les forces de défense et de sécurité réquisitionnées par le régime pour réprimer, selon lui, la manifestation du 20 juillet, ayant conduit aux meurtres de deux citoyens, tous par balles.

A suivre…

Moustapha CONDE

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