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Rétrospective au département de l’énergie et de l’Hydraulique : que peut-on retenir en 2018 ?

Dans le monde énergétique et hydraulique guinéen, l’année 2018 a démarré avec des chantiers énergétiques. Le barrage de souapiti tant attendu par les guinéens est celui sur lequel le chef de l’Etat Alpha Condé mise beaucoup pour électrifier l’ensemble du territoire national. Mais en attendant que ce projet ne voit jour, les populations de l’intérieur du pays continuent à dénoncer le délestage du courant électrique. D’autres parlent même de rareté. La puissance totale installée d’Électricité de Guinée est de 241,9 MW dont 53% hydroélectrique et 47% thermique. Ainsi, l’exploitation des centrales thermiques rencontre de nombreuses difficultés économiques liées à leurs coûts de production élevés et sans cesse croissants. La productivité et la compétitivité des économies nationales sont donc limitées. Quant à la desserte en eau potable en 2018,  on note toujours une préoccupation majeure dans les foyers. Notre rédaction pour vous, sur les moments forts de l’année.

Dans le secteur de l’énergie, l’année 2018 a été marquée par le démarrage du projet Amaria qui a été lancé au mois de janvier pour une capacité de production de 300 mgw. Le barrage de Koukoutamba, dans la région de Tougué, d’une puissance de 200 mgw et le barrage de Foumi à Kouroussa, de 90 Mgw. Le taux d’électrification qui était de 13,4% en 2013, selon les autorités du pays, est aujourd’hui passé à 35,2% sur le secteur interconnecté et 7% sur le secteur non interconnecté du barrage hydro-électrique de Souapiti. L’ambition de la Guinée est de faire, dans cinq ans, que le pays soit le plus électrifié de la sous-région. Après le barrage de Kaléta inauguré en 2015, avec une capacité de 240 mgw, en avril 2016, le projet Souapiti d’une puissance installée de 450 mgw a été lancé. Le barrage de Souapiti est celui sur lequel, le Gouvernement fonde son espoir en vue de pallier aux multiples problèmes de délestages du courant électrique dans le pays. Ce projet ambitieux du chef de l’Etat Alpha Condé permettra à la Guinée de vendre selon les dits à certains pays de la sous-région du courant électrique.

Mais pour y parvenir, le Gouvernement guinéen se focalise sur les actions de l’électricité de Guinée. Cette société qui a été créée depuis 2001, est chargée de la planification, de la réalisation et de l’exploitation des infrastructures de production, de transport, de distribution et de commercialisation d’énergie sur l’ensemble du territoire guinéen. En dépit des efforts consentis dans la fourniture du courant électrique, force est de souligner que plusieurs citoyens se sont plaints du délestage de ce bijou. La puissance totale installée d’Électricité de Guinée est de 241,9 MW dont 53% hydroélectrique et 47% thermique. L’exploitation des centrales thermiques rencontre de nombreuses difficultés économiques liées à leurs coûts de production élevés et sans cesse croissants. La productivité et la compétitivité des économies nationales sont ainsi limitées.

La Guinée doit donc faire face à ce défi énergétique, véritable levier de développement, plus particulièrement au niveau de la région Forestière. En cette fin d’année 2018, le président Alpha Condé a effectué une tournée dans les quatre régions naturelles de la Guinée. Partout où il passé, les populations lui ont exprimé leur mécontentement face au manque du courant électrique dans leurs localités. Une situation qui a irrité sa colère. Il a promis de décoiffer la tête de l’actuelle administration d’EDG.

Si dans le secteur énergétique on note des hauts et des bas, au niveau de l’hydraulique, le constat est amer. La desserte en eau potable reste toujours une préoccupation majeure dans les foyers. Pourtant, la Guinée est qualifiée comme étant le château d’eau de l’Afrique de l’ouest. Pire, 4/5 familles se plaignent de la rareté d’eau dans leurs concessions.  A ce niveau, de nombreuses actions ont été menées. Mais jusque-là, aucune solution n’est encore trouvée.

Au mois de février 2018,  des concertations ont eu lieu à Conakry entre  le Partenariat National de l’Eau et le Partenariat Régional de l’Eau. En toile de fond,  s’enquérir de l’état d’avancement des activités réalisées sur le terrain dans la cadre de la gestion intégrée et durable des ressources en eau et accompagner le PNEGUI dans la mise en œuvre de son plan d’action opérationnel. Lors de cette rencontre, le Ministre Cheick Talibé Sylla a insisté sur la nécessité pour les pays de l’Afrique de l’Ouest de prendre en compte la position stratégique de la Guinée avec ses 1162 cours d’eau répertoriés, 14 bassins fluviaux et 7 bassins internationaux, ce qui fait d’elle, le « château d’eau de l’Afrique de l’Ouest ». Dans son parlée, le chef du département en charge de l’Hydraulique, a demandé à ce que tous se mobilisent pour dit-il, sauver le massif du Fouta Djallon et le fleuve Niger qui prennent leur source en Guinée et qui arrosent plusieurs pays de la sous-région et même au-delà, ceci, pour ne pas laisser à la postérité des dunes aux sables aux générations futures. Sauf qu’à date, le secteur peine toujours à se réveiller de son sommeil.

L’année 2018, a également connu la panne de la conduite principale d’eau de la Capitale. De nombreux quartiers de Conakry ont été privés d’eau à la pompe. Cela, en raison de l’éclatement de la conduite principale 1100 en fonte ductile suite à une forte pluie enregistrée. Quelques heures après cet accident, la direction générale de la Société des Eaux de Guinée a engagé des travaux d’urgence de réparation rapide de ladite, conduite.

Au ministère de l’énergie et de l’hydraulique, il faut ajouter qu’en 2018, plusieurs milliards de francs ont été détournés entre la direction générale de la SEG et le département de tutelle, sans aucune de poursuite judicaire. Egalement, des enquêtes ont révélé que le Ministre Talibé Sylla aurait perçu un salaire au titre de Directeur Général de cette société étatique alors, qu’il occupe la fonction de ministre de la République.

Ada DIALLO

Pour Globalguinee.info