Home / Actualité / Echos de nos régions / Chérif Abdallah réplique: « Si on touche à un seul cheveux d’un commerçant qui a fermé sa boutique… » (Déclaration)

Chérif Abdallah réplique: « Si on touche à un seul cheveux d’un commerçant qui a fermé sa boutique… » (Déclaration)

C’est avec une grande surprise que le groupe organisé des hommes d’affaires (GOHA) a appris les menaces proférés contre les commerçants qui ont fermé leurs boutiques et magasins par le maire de Matoto et celui de la commune urbaine de N’zérékoré.

Nous disons à ces deux personnes qui se font appeler maires, qu’ils se trompent d’époque. Nous ne céderons à aucune intimidation, à aucune menace d’un maire, d’un préfet ou un gouverneur. S’ils pensent que c’est eux qui ont donné les moyens aux opérateurs économiques pour faire leurs activités, ils n’ont qu’à les faire sortir de leurs boutiques et magasins pour donner à d’autres. S’ils se hasardent à toucher à un seul commerçant, notre réplique sera à la hauteur de l’attaque. Ces commerçants travaillent avec leurs propres moyens.

Où étaient ces soit disant maires lorsque des loubards couverts par des éléments des forces de l’ordre pillaient et brûlaient des commerces et des maisons d’habitation à Enta et Kissosso dans la commune de Matoto mais aussi dans la commune urbaine de N’zérékoré ?

Le candidat Alpha Condé a menacé les opérateurs économiques à Faranah pendant la campagne électorale. C’est ce qui a été mis en exécution.

Des commerçants ont été attaqués dans tout le pays. Des groupes de personnes entourés par des éléments des forces de défense et de sécurité pillent et brûlent les biens des commerçants et des paisibles citoyens. Des vidéos existent, même sur les réseaux sociaux.

Ces administrateurs territoriaux, le sous préfet de Matoto qui se fait appeler maire, son homologue de la commune urbaine de N’zérékoré et les forces de l’ordre ont failli à vos obligations. Et par conséquent, les opérateurs économiques vont continuer à fermer jusqu’à ce qu’ils soient rassurés de leur sécurité et celle de leurs biens.

Qu’aucun opérateur économique n’ait peur. Ne cédons pas aux menaces et intimidations. Ce n’est pas aujourd’hui qu’ils ont commencé à dire qu’ils vont protéger les commerçants. C’est devenu une chanson pour eux. Ce ne sont que des menteurs. Depuis qu’Alpha Condé est arrivé au pouvoir, nous enregistrons de pillages et d’incendies de commerces, mais aussi d’assassinat ciblé. Cela démontre la haine qu’ont Alpha condé et son clan contre les commerçants.

Si on touche à un seul cheveux d’un commerçant qui a fermé sa place ou on touche sa boutique, que tous les commerçants refusent de payer les taxes dans tout le pays. Désormais on répliquera coup pour coup.

Ces soit-disant maires qui s’agitent n’ont aucune boutique, ce ne sont que des simples petits bandits qui viennent récupérer des taxes aux commerçants. Certains d’ailleurs savent comment ils sont venus à la tête de leur commune. Aucun d’entre eux n’a pu sécuriser les commerçants. Ils agissent comme les bandits qui s’attaquent aux biens des gens. Nous leur considérons comme des bandits et un bandit ne peut pas nous donner des ordres.

Les boutiques et magasins resteront fermés aussi longtemps que nous ne serons pas rassurés de la sécurité des commerçants et de leurs biens.

Pendant la campagne et après l’élection présidentielle du 18 octobre dernier, des boutiques et magasins mais aussi des maisons ont été pillés et incendiés à Kankan, Conakry, N’zérékoré, Kissidougou, Macenta, Kolaboui(Boké), Kerouané etc. Des pertes en vies humaines ont également été enregistrées.

Le GOHA demande aux commerçants de maintenir le cap et de rester solidaires aux victimes de pillages et d’incendies.

Ensemble unis et solidaires nous allons atteindre notre objectif.

Le 08 novembre 2020

Chérif Mohamed Abdallah Haïdara

Président du groupe organisé des hommes d’affaires (GOHA)

Ceci pourrait vous interesser

Détournement supposé de 20 millions d’euros : Ce communiqué de Kassory Fofana…

Le Gouvernement de la République, a appris, avec une vive indignation, par voie de presse, ...