Home / Actualité / Crimes de Sang sous Doumbouya / Crimes de sang en Guinée : Après le signalement, “les avocats du FNDC transmettent leurs preuves à la CPI”

Crimes de sang en Guinée : Après le signalement, “les avocats du FNDC transmettent leurs preuves à la CPI”

Visiblement, le front national pour la défense de la constitution ne compte pas lâcher du lest. Plongé dans un bref de fer inédit avec la junte militaire au pouvoir en Guinée, le mouvement citoyen, fer de lance de la lutte contre le troisième mandat d’Alpha Condé, enchaîne l’offensive. Après le signalement, les avocats français du FNDC ont transmis à la Cour Pénale Internationale, des éléments qu’ils considèrent comme étant des preuves des exactions meurtrières commises à Conakry, dans la foulée des manifestations des 28 et 29 juillet 2022.

C’est en effet, une note de 4 pages, datant du 05 août 2022, qui a été signée par maître William Bourdon et Vincent Brengarth. Elle a été directement adressée au Procureur de la CPI, Karim Khan. Les avocats français évoquent un faisceau de preuves à l’appui du signalement du 1er août dernier, relatif à la répression meurtrière des manifestations citoyennes des 28 et 29 juillet 2022.

« Nous revenons vers vous aujourd’hui pour vous transmettre les éléments et faisceaux que nous avons pu réunir jusqu’ici à l’appui de ce signalement. Les articles 20 de la Déclaration universelle des Droits de l’Homme, 21 du Pacte international relatif aux Droits civils et politiques, 11 de la Charte africaine des Droits de l’Homme et des Peuples, 34 et 8 alinéa 2 de la Charte de la Transition guinéenne garantissent la liberté d’association ainsi que le droit de manifester, rendant ainsi illégale toute interdiction permanente des manifestations publiques.

C’est donc en défense de ces libertés fondamentales que la communauté internationale ainsi que le FNDC, ont unanimement dénoncé les agissements précités de la junte. Nous déplorons ainsi la constante dégradation de la situation des droits fondamentaux en Guinée, notamment le recul de la liberté d’expression », lit-on dans cette note des avocats. Selon eux, le retard pris par la junte dans l’enclenchement d’une véritable transition démocratique, s’accompagne d’un durcissement autoritaire.

Aucune réaction pour l’heure, de la part des autorités de la transition guinéenne. Pendant ce temps, plusieurs leaders du FNDC et des citoyens sont arrêtés puis condamnés en prison. Leur jugement tarde encore à démarrer.

A suivre…

Reveilguinee.info

Ceci pourrait vous interesser

Guinée, le pays où les espoirs s’estompent brusquement ! (Par Thierno Oumar Diawara)

C’est un secret de polichinelle. Chaque avènement de nouveaux dirigeants à la magistrature suprême de ...