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Double scrutin du 22 mars: la police annonce la saisie d’armes de guerre

Alors qu’Amnesty International réclame des enquêtes  approfondies dans le cadre des violences meurtrières ayant secoué la Guinée en marge de la tenue du double scrutin législatif et référendaire du 22 mars dernier, la police guinéenne fait des révélations qui font froid au dos.

Les services de sécurité disent avoir procédé à une importante saisie d’armes de guerre à l’échelle du pays. C’est une révélation du très controversé Directeur central de la Police Judiciaire (DPJ). C’était en marge d’une conférence de presse qu’il a conjointement animée ce lundi à Conakry avec le ministre de la Sécurité et de la protection Civile, Damantang Albert Camara, et le Directeur général de la police, Ansoumane Baffoé.

« Au cours de nos patrouilles ou nos interventions sur demande de la population menacée, des jeunes ont été trouvés porteurs d’armes de guerre », a ouvertement déclaré le commissaire Fabou Camara devant la presse, citant ainsi Kakimbo, Jean-Paul II, Kolom, des zones favorables à l’opposition, où leurs patrouilles auraient réussi cette mission.

Poursuivant, le directeur central de la police judiciaire ajoute, qu’une importante quantité d’armes de guerre auraient été saisies depuis février dernier par leurs services compétents. Un véritable arsenal de guerre dont la description a dû nécessiter l’expertise d’un spécialiste en balistique, dit-on.

« Plus d’une vingtaine d’AK 47 ont été saisies à ce jour sur des civils en rapport avec certains éléments militaires », a-t-il révélé.

L’officier de police indique qu’il s’agit là d’armes collectives communément appelées FN, ou encore d’armes à usage collectif que les gens appellent souvent mitrailleurs.

« Nous avons une dizaine d’armes collectives et d’origines diverses. Certaines sont carrément étrangères de l’arsenal militaire guinéen », confie cet officier de la police judiciaire.

Selon Fabou Camara, il y aurait aussi des grenades de type antichar qu’on appelle des roquettes. Une bonne dizaine à l’état neuf et en plastique trouvées avec tout ce qui est nécessaire pour leur utilisation.

« Nous avons une dizaine de ces grenades en notre possession, saisie sur des civils qui déclarent les avoir reçues des mains de certains complices », indique-t-il à la presse.

En tout, le commissaire parle des munitions qui peuvent contenir jusqu’à 1.500 cartouches dans les caisses, 31 caissettes saisies au cours des trois opérations de saisie d’armées sur l’ensemble du territoire national, des mains de certaines personnes qui étaient déjà suspectées. Ces personnes résideraient à l’étranger et seraient en complicité avec des hauts responsables guinéens. Qui sont-elles ? Impossible de le savoir pour le moment !

A suivre…

Moustapha CONDE

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