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Exclusion de Gaoual : ni arbitraire, ni excessive, juste le salaire de la duplicité (Marouane)

« Il faut supporter le mariage tant qu’il est un purgatoire et le dissoudre dès qu’il devient un enfer ».

La patience et la tolérance de Cellou et de l’UFDG, qui ont été mises à rude épreuve face aux incartades des brebis galeuses, n’ont jamais été le signe d’un manque d’autorité. C’est l’expression d’une fidélité au slogan du parti : « Unir et Servir » en se conformant à des valeurs et des principes.

Le discours et les choix politiques du président de l’UFDG l’illustrent bien, l’orientation et les actions du parti l’expriment éloquemment.

Dans ce grand parti, rien ne s’improvise et on n’impose rien, tout se discute, se décide ensemble au niveau des instances habilitées.

L’exclusion de Gaoual est une décision logique, rationnelle, parfaitement conforme aux statuts et au règlement intérieur du parti.

Son renvoi de l’UFDG siffle la fin d’une longue période de permissivité de la part du banni, et de ce que d’aucuns ont assimilé a une trop grande indulgence des responsables du parti. Cellou Dalein Diallo en premier.

Malgré les nombreuses et injustifiées incartades du concerné, qui s’est lui-même mis hors-jeu en rampant à contre-sens, l’UFDG a longtemps joué la carte de la magnanimité, a pris suffisamment le temps d’analyser tout en espérant que l’intéressé allait finir par revenir à la raison. Peine perdue. Il n’a pas laissé le choix au président Cellou Dalein et à l’UFDG qui ont dû prendre la décision qui s’impose face aux errements d’un désormais ancien responsable.

Pas immérité, ni excessive, l’exclusion de Gaoual a même retardé estiment certains, au regard de ses inconduites vis-à-vis du parti. La rigueur est appliquée et la discipline imposée par le conseil politique de l’UFDG, avec l’aval et l’onction du Président Cellou Dalein Diallo.

Mis au ban, Gaoual a tout le temps de méditer sur ses rêves maintenant perdus de potentiel successeur du président de l’UFDG, dont il œuvrait à la mort politique dans l’ombre.

A en croire certains témoignages, se prenant pour le « prince héritier », sinon le nombril du parti, Ousmane Gaoual cultivait l’arrogance et le mépris, et n’avait d’égards pour personne. Il titillait tout le monde et apostrophait effrontément quelques fois le président, Cellou lui-même.

Ce comportement qui manque de délicatesse aurait suffi pour l’exclure de cette formation politique. Mais il a beaucoup et longtemps abusé de la patience et de la tolérance du parti et de son président.

Sa nomination au Gouvernement sans l’accord du parti, qu’il n’a même pas pris le soin d’informer avant, ses sorties fracassantes contre l’UFDG et ses responsables auront été la goutte d’eau qui a fait déborder le vase.

A cela, s’ajoute une audio qui, si elle était authentifiée, confirmerait une fois pour toutes le travail de Judas auquel il s’est attelé pour poignarder dans le dos son ancien président et bienfaiteur.

Comme on aime à le dire, chaque patience a sa limite et chaque tolérance une fin.

Le conseil politique a décidé, Cellou a entériné, les fédérations de l’extérieur et de l’intérieur ont adhéré et la base a applaudi.

Le loup a été chassé de la bergerie. Bravo à l’UFDG !

 

Marouane, éditorialiste.

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