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Guinée-Bissau: l’imbroglio continue à la tête du pays

La France appelle à « la retenue et au respect du cadre juridique et de l’ordre institutionnel » en Guinée Bissau, qui s’enlise dans la crise postélectorale après la présidentielle de fin décembre 2019.

Le lundi 2 mars déjà, la Cédéao avait dit ne pas pouvoir « reconnaître des organes créés et installés en dehors des cadres constitutionnels et légaux ». Mais Umaro Sissoco Embalo, qui a organisé sa propre investiture la semaine dernière, est installé au palais présidentiel, et il a présidé, hier, mercredi 4 mars, un Conseil des ministres du gouvernement qu’il a nommé. Il réaffirme sa légitimité, même si la Cour suprême n’a pas tranché le contentieux électoral.

« Nous sommes en Afrique ! »

Au palais du gouvernement, les ministres de Nuno Nabian affichent leur priorité : régler le conflit social avec les agents du service public en grève depuis deux mois. Interrogé sur la position de plusieurs députés européens qui dénoncent une « menace pour la démocratie » et évoquent des sanctions, Umaro Sissoco Embalo, répond : « On ne fait pas partie de l’Union européenne, nous sommes en Afrique ! Nous sommes juste des partenaires. Des députés bissau-guinéens pourraient aussi écrire une lettre aux affaires politiques de l’Union africaine pour demander des sanctions contre un membre de l’Union européenne ! C’est hors de propos. »

« Urgent » de trouver des solutions

La radio et la télévision nationale ont bien rouvert, mais la Cour suprême restait contrôlée par l’armée, hier. Elisa Pinto, présidente du Réseau paix et sécurité pour les femmes de l’espace Cédéao, appelle au respect de la Constitution : « C’est vraiment urgent l’intervention de la communauté internationale pour aider à trouver les solutions. Toujours, nous attendons les communications de la Cour suprême. »

Le camp d’Umaro Sissoco Embalo, lui, estime que la Commission nationale des élections a déjà tranché en sa faveur.

Avec Rfi

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