Home / Actualité / Economie / Guinée : que retenir du secteur commercial sous Alpha Condé ?

Guinée : que retenir du secteur commercial sous Alpha Condé ?

Que retenir des acquis défis et perspectives du Ministère du Commerce ? Devant la presse ce vendredi 03 janvier 2020, la première autorité de ce département qui présentait le bilan de son secteur, a, de long en large, apporté des clarifications.

D’abord, dira le Ministre Boubacar Barry, la Guinée a une politique commerciale qui date de novembre 2011, et qui est en cours d’actualisation avec l’appui de l’UE, pour prendre en compte les enjeux et les exigences internes et externes actuels (ex. ZLECAf).

La Guinée s’est également prêtée quatre (4) fois (de 1999 à 2018) à l’Examen des Politiques Commerciales de l’Organe d’Examen des Politiques Commerciales de l’OMC, en tant que Pays Moins Avancé (PMA).

Ensuite, ajoute-t-il, en matière de coopération économique Internationale, le pays dirigé par le Président Alpha Condé est membre de l’Organisation Mondiale du Commerce (OMC) ; de la CEDEAO, Zone Monétaire Ouest Africaine (ZMAO) ; de l’Union du Fleuve Mano ; de l’Union Africaine, de l’OCI, et de la Convention Internationale sur le café de 2001.

« A ce titre, la Guinée bénéficie de plusieurs instruments de facilitation du commerce dont entre autres le Schéma de Libéralisation des Echanges de la CEDEAO (SLEC), le TEC-CEDEAO, Facilitation des Echanges de l’OMC, le Guichet Unique du Commerce Extérieur de la Guinée (GUCEG) » a-t-il annoncé lors de sa conférence de presse.

Les principales zones d’exportation de la Guinée sont selon le ministre Bing UP, l’Asie (37,16%), les autres pays (23,61%), la CEDEAO (16,84%) et l’Union européenne (13,91%).

Les principales zones de provenance des produits importés par les agents économiques résidents sont: l’Union européenne (39,41%), l’Asie (26,28%), les autres pays (16,16%), le Continent américain (4,57%) et la CEDEAO (4,49%).

Les initiatives en cours du Ministère du Commerce

Le chef du département fait noter plusieurs initiatives pour transformer dit-il à terme le commerce. Il s’agit entre autres de :

La biométrie des opérateurs économiques et la délivrance de cartes professionnelles de commerçants numérisées et sécurisées ; La construction d’un nouveau laboratoire de contrôle de qualité à Matoto ; L’autonomisation des EPA: l’Agence Guinéenne de Promotion des Exportations (AGUIPEX) et l’Office National de Contrôle de Qualité (ONCQ), à travers le relèvement des tarifs de prestations ; La mise à jour et ‘’l’ameublement’’ des cadres organiques, l’obtention du statut d’EPA, la mise en place de Conseils d’Administration et le développement d’outils de planification et de management (plan stratégique, stratégies nationales Export, manuels de procédures…)

Des projets actifs: programme INTEGRA (financement UE), projet de développement des chaines de valeurs agricoles en Guinée (financement BID), projet SheTrades sur le karité (financement KOICA), projet NTF4 sur le cacao (financement Neerlandais), projet d’appui à la compétitivité du miel en Guinée (financement BAD), projet Grand marché de Kagbélen (financement PPP), Projet de construction de 2 laboratoires déconcentrés à Boké et Kindia (financement Banque Mondiale), la signature de l’Accord de siège entre le Gouvernement guinéen et le Groupe Panafricain du Commerce Electronique pour l’hébergement par notre pays du bureau régional Afrique de l’Ouest des plateformes du commerce électronique de l’UA, le projet du Cadre Intégré Renforcé (CIR), la construction d’un centre de tri et de conditionnement à Kouria

Des initiatives à opérationnaliser en 2020 : la construction d’un centre d’inspection et de mise en quarantaine des produits en Guinée, l’estampillage des produits, la construction et l’équipement d’un centre d’exposition et de vente, la mise en place d’une Brigade Commerciale en partenariat avec le Haut Commandement de la Gendarmerie Nationale.

LES GRANDS DÉFIS

Le département dirigé par Boubacar Barry veut mettre le commerce guinéen dans les normes et en phase avec le contexte actuel à travers :

La Révision de la Politique Commerciale de la Guinée, vieille de 10 ans, avec l’appui de l’Union Européenne (300 000 euros) et l’élaboration de sa Stratégie de mise en œuvre avec l’appui du Secrétariat Exécutif du CIR (200 000 dollars US) ;
La mise en œuvre de la Zone de Libre Echange Continentale Africaine (ZLECAf) ;
L’opérationnalisation de la biométrie des opérateurs économiques ;
L’assainissement du marché guinéen, pour le débarrasser de produits impropres à la consommation ;
Le renforcement des capacités institutionnelles et techniques (ressources humaines) du Ministère du Commerce, au niveau central et déconcentré ;

Le développement et la modernisation des infrastructures commerciales ;
Le développement des chaines de valeurs des filières porteuses à l’exportation : fonio, maïs, pomme de terre, igname…etc.
La promotion des produits guinéens à l’exportation ;
La facilitation effective des échanges, par l’élimination des différents obstacles au commerce et la mise en œuvre du Guichet Unique du Commerce Extérieur ;
Le développement du commerce des services.

A suivre…

Madiou BAH

Ceci pourrait vous interesser

Démission de Badra Koné : voici la position du conseil national des jeunes républicains de l’UFR

Le Bureau National du Conseil National des Jeunes Républicains (BN-CNJR) a appris avec étonnement la ...