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Guinée : un héritage mémoriel lourd, incolore et informe ( sans forme)!

Devoir de mémoire oblige, acceptons la réconciliation proposée par la valeur RASSEMBLEMENT du CNRD, sinon beaucoup de bourreaux sont à present anoblis et ont droits de cité. Alors que pèsent et pèseront sur leur conscience (qui ne sera jamais nettoyée de cette immonde et exécrable salissure ou souillure majeure) de façon imprescriptible qui demeurera sous le poids implacable des crimes commis.

Il y’a des plaies profondes dans cette nation qui méritent meilleurs traitements. D’autres ont choisi le silence ! Hé oui! il n’ya que le silence qui est grand !

Sinon avec les pogroms de 1985, une seule communaute, en quelques jours enregistra plus de deux mille quatre cent cinquante (2450) personnes qu’on a vu impuissant, périr suite à des crimes odieux, crapuleux et inommables planifiés et perpétrés à ciel ouvert par certains auxquels on donne encore dans un respect total: la parole! Pourtant, dans ce pan douloureux de notre histoire collective, parfois, les forfaits ont été accompagnés de propos et d’actes génocidaires sans ambages dont les retentissements continuent de hanter la conscience commune et qui sonna le glas d’une cohésion sociale compromise à jamais ! Pis, cette logique belliqueuse injustement imposée à un groupe ethnique qui n’aspire qu’à vivre paisiblement en harmonie avec leurs frères, fut paufinée et entretenue à long spectre, dans le seul mobile d’agenouiller et exclure pour l’éternité une seule communauté dont les capacités en tout genre devraient anéanties (comme si elle était dans une quelconque logique de compétition avec les autres). Des hommes et des femmes furent identifiés par leur patronyme et zone d’origine dans le pays, alors que bien avant, ils venaient de loin, de payer le prix fort d’une gouvernance à tort qu’on lui fait porter le chapeau. Ce même groupe ethnico-linguistique issu d’un des passés qui marqua certes indéniablement l’histoire de l’Afrique subsaharienne, de la période médiévale jusqu’à la pénétration coloniale et considéré à juste titre par les anthropologues comme l’une des plus vieilles aristocraties guerrières hégémoniques a aussi pourtant connu le « goulag tropical  » que certains observateurs impénitents cherchent toujours à stigmatiser. C’est une vérité de la palissade que de rappeler qu’elle n’en avait guère été épargnée de la funeste purge collective du sinistrement célèbre pénitencier : Camp Boiro, où périrent tant en nombre qu’en qualité ses enfants.

Acceptons, cette thérapie de ces jeunes militaires qui majoritairement (l’unanimité étant divine) se sont placés sous le leadership éclairé du Président Légionnaire le colonel Mamadi DOUMBOUYA. De toute évidence, j’ai l’impression que ce grand homme dans tous les sens (figuré comme au propre) et qui sans cesse continue de charmer les plus septiques ou pessimistes, cet homme dis-je, me semble-t-il, avait déjà bâti dans son esprit, cette belle citadelle, comme le fait tout grand homme de l’histoire et qu’il déroule au file du temps, pierre par pierre. Son attachement à remettre ce peuple dans le sentier qui mène inexorablement au progrès est incontestable.

Par ailleurs, c’est un devoir patriotique de faciliter la réalisation du défi qui gangrène et annihile nos aspirations profondes aujourd’hui. Bref! Notre volonté commune d’atteindre le mieux être ou le bien être passeront inexorablement par cette prédisposition au PARDON, comme viennent de le faire les Présidents Dadis et Sekouba sous l’oeil vigilant du « SPYNX DES RIVIÈRES DU SUD ». Il nous faut traduire en fait concret la maxime du progrès pour tous et du bonheur pour chacun. Ce pieux voeux ne sera possible que si parvenons dans un sursaut collectif et national accepter de vider chacun notre tasse, c’est-à-dire notre coeur de la haine. Cela, afin de donner l’ultime chance qui vient de nous être donnée de devenir à nouveau une nation rassemblée et unie. Le peuple de Guinée existe certes mais travaillons à la reconstruction d’une vraie NATION!

Enfin, avec le CNRD, si la tendance et le cap sont maintenus ( prudence oblige avec tant de rendez-vous ratés où manqués, réalisme oblige), c’est la renaissance de ce sentiment national en cours de reconstruction dans le chantier difficile de l’érection du guinéen nouveau qui sera le pari à gagner sur l’avenir.

En effet, un leader politique guinéen qui a assez été persécuté ces dernières années avec ses militants (qui ont payé un lourd tribut des bisbilles politiques sous fond électoralistes ) disait ceci (allusion ) : « acceptons le pardon! même si, je souhaite la justice et la réparation. Parce que, vouloir recourir à la vendetta, c’est perpétuer, ce cycle infernal de violences qu’il faut arrêter en Guinée ». C’est une marque de sagesse de par sa prédisposition affichée clairement au pardon. C’est ce qui compte. Cela, à l’image du Christ crucifié qui pria et implora le pardon à son Saint-Père qui est dans les cieux, pour ses bourreaux sur le mont Golgotha!

Ce peuple doit se parler, l’héritage mémoriel est très mal perçu, il faut lui donner une couleur, une forme fixe et définitive. La procrastination nous eloigera de cette noble tâche. À présent, sa couleur varie en fonction, se définit ou dépend de l’angle où vous vous situez.

Allons au bon rythme !

Puisse Dieu éclairer et guider nos pas ! Amen!

Souleymane Doumbouya, consultant.

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