Depuis sa reconduction au sein du Gouvernement dirigé par Ibrahima Kassory Fofana, le ministre d’Etat, en charge des Sports, de la Culture et du Patrimoine Historique accentuent les rencontres avec les acteurs de son département. Ce jeudi 02 Juillet 2020, Sanoussy Bantama Sow était en conclave avec certains acteurs du Cinéma, pour observer le plateau du tournage d’un film intitulé ‘’Vivre pour t’aimer’’, produit par le Label Kandeland Production, a constaté sur place un journaliste de Reveilguinee.info.
Dans un long métrage, qui variera de 1h 30 à 2h du temps, la réalisatrice, Fatoumata Kandé a accepté de dévoiler le Synopsis de son film.
« Nous avons de très belles scènes et souhaitons la chance, de ne pouvoir éliminer aucune, pour que vous puissiez toutes les voir. Le titre du film c’est « Vivre pour t’aimer », le synopsis est très simple. C’est l’histoire d’un jeune homme qui est atteint du cancer, qui a perdu l’usage de ses jambes après un accident, très malheureusement, à cause de son immobilité n’arrive plus à faire la Chimiothérapie, ce qui fait que son état de santé se dégrade. Et ce jeune avait l’habitude de recevoir des aides-soignants qui venaient très souvent l’assister, pour ses besoins, mais à côté de son caractère très nocif, il finit par rejeter tout le monde. Très heureusement pour lui, sa famille arrive à lui trouver une aide-soignante qui est venue de l’Europe et qui a une expérience beaucoup plus approfondie dans le domaine. Donc, celle-là lui entraina dans une histoire dramatique mais à la fois très romantique » confie Fatoumata Kandé au Ministre d’Etat, en charge de la Culture en compagnie de son cabinet.
« La présence du ministre aujourd’hui prouve qu’il soutient le Cinéma et que le Ministère tout entier est avec nous. Et ça, c’est quelque chose qui ne peut pas être ignorée. Vraiment, les mots me manquent pour exprimer ma joie, ma gratitude, je suis très émue, contente, je remercie tout un chacun pour le déplacement. En ce qui concerne la production, ce n’est pas facile. Le Cinéma n’est pas du tout facile. Nous le savons tous. Mais, j’ai avec moi des gens qui ont l’amour de ce qu’ils font, qui se battent tous les jours pour soutenir le septième art » a-t-elle déclaré devant Sanoussy Bantama Sow.
Selon la Directrice Générale de l’Office national du Cinéma (ONACI), la maison Kandeland Production bénéficie du soutien de sa direction. Mariama Camara, qui parle d’une autoproduction, évoque plutôt un appui technique.
« Nous l’avons accompagné comme on peut. C’est une autoproduction. L’ONACI n’ayant pas un fond, qui joue le rôle de réglementation, l’accompagne pour les dossiers, on se met même à sa disposition. On accompagne Kandé, parce que c’est elle la réalisatrice de ce long-métrage, et vraiment, nous l’encourageons. Parce que moi-même à l’ONACI, on est entrain de faire un appel à projet rien que pour les femmes. On prendra celles qui ont du potentiel. Et elle a montré qu’elle a du potentiel. Mais elle n’est pas seule. Il y a d’autres personnes. Il y a Isabel, il y a Mariame Cissé. Il y a toutes ses femmes. Il faut leur booster. Parce que sur le plan africain, il faut que la Guinée soit représentée. Et la Guinée sera représentée parce qu’on a été absent pendant un bon moment », rassure-t-elle, avant de lancer un appel à l’Etat.
« Je ne peux pas vous dire combien de fois je suis heureuse que les plateaux reprennent ici en Guinée. Ça faisait belle lurette qu’on avait plus de plateau parce qu’on avait un problème de financement. Toutes ses promotions qui sont sorties de l’ISAG (devenue institut supérieur des Arts Mory Kanté ‘’ISAMK’’) ont besoin de travailler. Il faut qu’on puisse booster ces jeunes-là, mettre un petit fond, on ne demande pas des milliards, on demande seulement qu’on booste ces jeunes (…) Ces 13 promotions de l’ISAG ce ne sont que des jeunes. Il faut les aider, il faut les booster, C’est ce que le ministre vient faire aujourd’hui. Et vous ne pouvez pas savoir l’immense joie parce qu’en général, on a toujours taxé le Ministère de la Culture comme Ministère des Sports. Ce n’est pas seulement un Ministère des Sports. Aujourd’hui la démonstration sera faite » lance Mariame Camara, directrice de l’ONACI.
Prenant la parole, le Ministre d’Etat, en charge de la Culture souligne que c’est avec plaisir qu’il rend visite aux acteurs du monde du Cinéma guinéen.
« C’est une façon de dire que nous sommes décidés sincèrement, sans démagogie à aider le cinéma guinéen. Il y a plus d’une année, nous sommes en discussion avec les partenaires au développement pour aider le côté culture. Si vous vous référez un peu à Nollywood, où Nollywood créé plus d’un million d’emplois par an. Nous nous sommes dit qu’en Guinée aujourd’hui, où nous avons des problèmes face à l’emploi jeunes, nous avons des jeunes qui sont sortis des universités qui n’ont pas d’emplois, en mettant les moyens dans la culture surtout dans le cinéma, nous allons régler un grand problème qui assaille aujourd’hui l’Etat. Donc, c’est pour cette raison que vous constatez ma présence ici, et celle de tout mon cabinet, pour dire que nous serons à vos côtés, pour vous aider, parce que vous êtes entrain de vendre l’image de notre pays. Aujourd’hui, regardant Nollywood, partout où tu passes à travers le monde, tu connais le Nigéria, on connait les acteurs nigérians. Mais pourquoi pas la Guinée ? Ceux qui se souviennent à un moment donné de l’histoire de notre pays quand il y avait les troupes de Sodia, de Léourou Djèrè, de Pèssè et autres, notre cinéma était regardé à travers la sous-région. Je me rappelle Sodia avait joué un numéro qu’on appelle ‘’Billy Noun Bébé’’, au Mali, ça fait du bruit, en Côte d’Ivoire la même chose. Et en ce moment, on n’avait pas de moyens. Les acteurs n’étaient pas formés, ce sont des gens qui ont appris comme les autres dans la rue mais aujourd’hui, nous avons beaucoup de jeunes qui sont sortis de l’ISAG, d’autres qui ont fait de grandes études, donc il suffit de les accompagner, pour qu’ils puissent vendre l’image de la Guinée, vendre la culture guinéenne », a martelé Sanoussy Bantama Sow, qui promet qui de s’investir dans le monde du Cinéma guinéen.
« Notre présence ici c’est de vous dire que nous sommes-là, et désormais, nous ne quitterons pas », a lancé dans la foule, le ministre Sow.
Pour les encourager, Bantama a offert un montant de 10 millions aux acteurs, et de 30 millions à la productrice.
Alpha DAF