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Ne jamais oublier le 27 août 1977, la révolte de nos braves femmes

On dit souvent que « l’histoire est têtue » surtout quand elle est cousue de faits poignants comme cette révolte des femmes guinéennes un certain 27 août 1977.

Comment oublier cette date qui marqua le début de la fin de la dictature sanglante de Sékou Touré ? Non elle ne peut être occultée tant elle constitua le début de la décadence du pouvoir exterminateur de Sékou Touré pendant 26 ans.

Pour rappel, la révolte des femmes partit le 27 août 1977 de la résistance de l’une des commerçantes face aux exactions des sbires du régime, les agents communément appelés « Police économique ». Une bagarre entre un agent et cette commerçante devint virale et embrasa l’ensemble du pays. Ce fut la goutte d’eau de trop qui entama la descente aux enfers d’un régime qui détruisit très tôt les espoirs de développement de tout un peuple.

Combien de femmes tombèrent ce jour-là ? On l’ignore. Mais ce qui est certain, c’est que le rouleau compresseur, la machine à tuer du régime, le camp Boiro se mit en marche et fit d’innombrables victimes parmi nos braves femmes. Ironie du sort, celles qui avaient fabriqué le dictateur étaient désormais, ce 27 août les victimes désignées pour le Camp Boiro.

Comment oublier ces faits si douloureux où des femmes se battant pour leurs libertés se retrouvent par dizaines broyées par le régime de celui qui les avait toujours trompées ?

L’Association des Victimes des Camps Boiro se souvient et appelle à commémorer ce 27 août 2020 sous le signe de « l’honneur de ces femmes » qui ont par leur bravoure fragilisé un régime moribond qui ne s’illustra que par le crime pour se maintenir au pouvoir.

Braves femmes de Guinée, souvenez-vous de ce que vous avez accompli en mettant fin au mythe du Syli intouchable. Vous avez par cette révolte sauvé vos enfants, vos maris et avez montré que mensonge et duplicité seront toujours mis à nus. Ce combat restera dans la mémoire collective comme celui qui montra à la face du monde les horreurs bien dissimulées de Sékou Touré. Enfin il était démasqué. En s’attaquant aux femmes de Guinée, il avait commis un sacrilège de trop. La chute commença et se poursuivit jusqu’au 26 mars 1984 date de sa fin sur cette terre.

En cette date anniversaire, honorons nos braves femmes de Guinée disparues dans les geôles des Camps Boiro. Honorons celles qui y furent exécutées. Honorons celles qui y furent violées ; Honorons celles qui connurent l’opprobre pour avoir résisté. Honorons-les toutes. Ne les oublions pas car elles ont payé cher le prix de notre liberté d’aujourd’hui.

Bureau exécutif de l’AVCB

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