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Affaire 200 milliards : Silence, la présumée coupable trimbale plusieurs journalistes en justice

Au cœur d’un fort soupçon de détournement de plus de 200 milliards de francs guinéens, l’actuelle ministre de l’enseignement technique, de la formation professionnelle, de l’emploi et du travail, a engagé un bras de fer en justice contre des journalistes de la presse en ligne qui l’ont cité dans l’affaire.

Soutenue par le premier ministre, qui, dans un communiqué a exhibé la volonté de son Gouvernement de saisir la justice, la ministre incriminée décide sans tarder à trimbaler les journalistes devant le tribunal de première instance de Kaloum, pour dit-on laver son honneur (Sic).

Dans cette poursuite judiciaire, en lieu et place d’une enquête pour éclairer la lanterne de l’opinion, ce sont les hommes de médias qui sont plutôt ciblés. Et sont appelés à comparaitre le 15 décembre prochain, Youssouf Boundou Sylla, du site d’information Guineenews.org, Moussa Moise Sylla d’Inquisiteur.net et Ibrahima Sory Traoré de Guinee7.com.

On reprocherait à nos confrères de diffamation sur la personne, l’honneur et la dignité de femme, en l’occurrence de la ministre Zenab Nabaya Dramé.

Dans un pays normal, où la démocratie est vivace, la presse sert de boussole au Gouvernement qui mène une lutte sans merci contre la corruption. Fort malheureusement, en Guinée, malgré les discours ambitieux et dès fois pompeux du chef de l’Etat, des journalistes sont souvent accusés de diffamation sans qu’aucune enquête ne soit diligentée pour rétablir la vérité des faits. Dommage !!!

Dans la quatrième République, le slogan présidentiel, soutenu par des ministres et partisans zélés est : « Gouverner autrement ». Eh bien, bienvenue à bord du navire dont la destination reste encore inconnue.

Dossier à suivre

Alpha Madiou BAH

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