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Bras de fer Gouvernement-Slecg : entre Soumah, Sangaré et Komara, qui aura le dernier mot ?

C’est une question qui mérite bien d’être posée aujourd’hui. Alors que la crise dans le secteur de l’éducation s’enlise davantage, les différents protagonistes durcissent le ton, et chacun campe sur sa position.

Aboubacar Soumah, le puissant Secrétaire général du Syndicat Libre des Enseignants et Chercheurs de Guinée (SLECG), qui bénéficie du soutien inlassable de sa centrale mère, qui n’est autre que l’USTG dirigée par Abdoulaye Sow, fait face à un Gouvernement qui ne veut en aucun cas se plier face à ses revendications, ou s’il faut le dire, ses caprices.

Pour preuve, la semaine dernière, le Gouvernement a engagé des pourparlers avec d’autres structures syndicales, sans le SLECG dirigé par Aboubacar Soumah. Des pourparlers ayant abouti à une augmentation non négligeable des salaires des enseignants, obtenue, sans le Général, qui s’est pourtant présenté comme étant la seule alternative pour la réalisation de cette réclamation.

Désormais, pour mieux se positionner face à l’adversaire, les différents protagonistes font recours aux rapports  de force. Soumah lui, jure que leur revendication ne va que dans l’option de la qualification du système éducatif et de la formation donnée aux enfants, gage certain du développement harmonieux et équilibré du pays. La bataille est donc maintenant, de rassurer les parents d’élèves, qui ont trop souffert des crises à répétition dans le secteur de l’Education.

« Nous nous battons chers parents d’élèves, chers élèves pour que nos conditions de vie et de travail soient améliorées. Nous n’avons aucune autre prétention sinon que cela (…) Vous parents d’élèves et élèves, nous vous invitons de nous soutenir dans notre combat pour que nous puissions finalement changer notre condition de vie précaire», a lancé le général du SLECG, qui croit dur comme fer, qu’il en sortira vainqueur dans ce feuilleton.

Pendant ce temps, le Gouvernement brandit des menaces, alors que Soumah invite les enseignants à continuer d’observer sans relâche le mot d’ordre de grève, déclenché depuis le 09 Janvier dernier.

Dans un communiqué diffusé sur les ondes de médias d’Etat, Mory Sangaré, le ministre de l’Education  Nationale et de l’Alphabétisation a ordonné une reprise impérative des cours et a menacé mes grévistes.

« Le ministre de l’Education nationale et de l’Alphabétisation invite les enseignantes et les enseignants encore en grève à reprendre impérativement les cours dès le lundi 03 février 2020. Faute de quoi, les intéressés s’exposeront aux dispositions de la loi L2019/027/AN portant statut général des agents de l’Etat», peut-on lire dans le communiqué du MENA.

Aux parents d’élèves, Mory Sangaré prévient que ‘’tout élève qui va totaliser 25% d’absence  au cours de l’année ne sera pas évalué’’.

Le message est donc clair. Des sanctions pourraient tomber en cas de non-respect des consignes données par le MENA. Au même moment, le patron du Syndicat Libre des Enseignants et Chercheurs de Guinée dénonce une volonté inouïe des autorités tendant à geler le salaire des enseignants grévistes. Il appelle donc sa troupe à une résistance face aux moyens de pression du pouvoir, tout lançant une invite aux commerçants.

Le weekend dernier, Aboubacar Soumah, leader du SLECG, a dénoncé une volonté des autorités tendant à geler le salaire des enseignants grévistes avant d’appeler à la résistance face à tous les moyens de pression.

« Nous demandons aux commerçants de bien vouloir accepter de faire des crédits aux enseignants, pour que nous puissions traverser la présente crise. Nous demandons également à toutes les personnes de bonne volonté de faire face à la souffrance des enseignants, pour que nous puissions traverser cette crise » a lancé Soumah.

A cette allure, même si les chances d’une reprise des négociations entre le Gouvernement et le SLECG sont minimes pour l’heure, le Ministre Lansana Komara, qui est patron du département du Travail, gère la crise dans l’ombre. Il ne s’expose pas dans la presse, ni au public. Peut-être qu’il se rappel du vent de la colère de Soumah et ses camarades qui, avait emporté Damantang Albert Camara, ministre de l’Enseignement Technique, de Formation Professionnelle, de l’Emploi et du Travail d’alors.

La suite du film paraît intéressante !

A suivre…

Alpha Madiou BAH

(+224) 621 861 269

 

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